Si ce 21 juillet est fidèle à la tradition, il
vaudrait mieux emporter notre inverness cape, my dear, isn’it. Le dicton
populaire a beau nous enseigner qu’un homme averti en vaut deux, moi, je
dis :
« qu’un garde couvert vit sa journée au sec ».
Un dernier coup
d’œil sur la check-list et nous roulons vers Waterloo, théâtre des manœuvres de
ce jour.
Dire que le cœur n’est pas un peu serré serait fanfaronnade
car une prestation, n’ayant jamais été répétée au préalable , in situ, laisse
toujours nos multiples questions sans réponse. Comment serons-nous accueillis ?
Y aura-t-il suffisamment de place pour exécuter convenablement notre drill et
offrir un spectacle digne des circonstances ?
Mais la question la plus angoissante est : n’y
aura t’il pas un absent de dernière minute ?
Mais pour être dans l’air du temps, positivons et
tout se passera bien.
Etant passé tant de fois en cette chaussée de
Bruxelles, je n’avais jamais remarqué cette imposante et superbe église. Mais,
mon regard est attiré par son parking avenant résolvant ainsi une première
question.
Il est 9 h 45’, une première voiture se parque, puis
une deuxième et nos acteurs sortant de leur voiture commencent à revêtir leur
costume tout en s’aidant mutuellement dans les différentes opérations
délicates. Mais où est Mc Ren , notre piper ? Pas de panique, son gsm
vient de nous annoncer qu’il était en vue.
Ouf, les engagés sont présents. Merci messieurs pour
votre respect de la parole donnée. La cérémonie peut commencer et c’est au son
de la cornemuse que nous gravissons les marche du parvis suivis par les drapeaux
des anciens combattants, de Monsieur le bourgmestre, de son collège et des
fidèles. Tout en montant l’allée centrale pour atteindre les places désignées,
je me dis que cet édifice est aussi beau à l’ intérieur qu’à l’ extérieur.
Faisons silence car l’orgue soutient la chorale qui
entame son programme. L’office traditionnel au cours duquel nous avons rendu
les différents honneurs s’est terminé par le TE DEUM et la Brabançonne à
l’issue duquel notre piper nous mena au son d’une quick march vers le fond de
l’église pour reprendre l’allée centrale et inviter les drapeaux et les
autorités à nous suivre hors de l’église vers le monument aux morts.
C’est en compagnie d’un public nombreux que Monsieur
le bourgmestre KUBLA, nous fit l’honneur de participer à la cérémonie de remise
du drapeau au drapeau consacré. J’ai même entendu Monsieur KUBLA féliciter Mc Morre pour sa façon d’exécuter sa prise de
drapeau. Un vrai pro quoi… !
Nous allions encore frissonner d’émotion car après
le dépôt de fleurs aux monuments, c’est au son de la cornemuse que, afin de
recevoir ses grades, notre garde monsieur J P LARBALESTRIER s’est présenté,
dans un drill impeccable, devant Monsieur le Bourgmestre et son collège .
Monsieur Kubla prit la parole et tint à peu près ce langage : « en
tant que garde de la Black Watch, vous avez prouvé vos qualités et mérites et
votre façon de servir, c’est pourquoi, j’ai l’honneur de vous remettre vos
grades de Warrant Officer class 01 ». (Ce qui, à l’armée belge équivaudrait
à adjudant). Le public a applaudi chaleureusement.
Notre piper fit sonner, à nouveau, sa cornemuse
donnant le départ du cortège vers le parc situé à 300 mètres en vue d’assister,
en exécution par la police, à la montée
des couleurs suivie d’une Brabançonne.
Dans toute cérémonie qui se respecte, il y a
toujours le traditionnel discours et pour la circonstance les drapeaux des
anciens combattants, la police et la
garde écossaise se placèrent au pied du podium sur lequel Monsieur le
bourgmestre KUBLA brossa un portrait de sa vision du futur. A l’issue de ce
discours, il invita le public au vin
d’honneur.
Et cerise sur le gâteau, pourtant jamais convenu
avec l’administration ou ses représentants, il nous fut offert, ainsi qu’à nos
épouses, un repas chaud et boissons.
Rien que du bonheur.
Merci Monsieur KUBLA, merci Madame FAELEN, merci
Monsieur VANDERCRUYSE.
Décidément à Waterloo, vous savez recevoir.
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